29 janvier 2012

Si tu savais... (1ere partie)

Jinta émergeait très difficilement d'un sommeil de plomb, sentant à son effroyable mal de crâne qu'il n'avait probablement pas bu que du jus de citron la veille. Pourtant c'était très rare qu'il boive au point d'en perdre connaissance, il ne pouvait pas se le permettre et puis en plus il avait une assez bonne résistance à l’alcool. Mais alors comment se faisait-il qu'il n'ai aucun souvenir de sa dernière soirée? Il ignorait ou il l'avait passée, avec qui et, pire encore, en quel nom il s'y était présenté.
Il n'avait pas encore ouvert les yeux, en fait il avait tellement mal partout qu'il évitait presque de respirer, comment avait-il pu se bourrer la gueule à ce point? En tout cas s'il avait fini la nuit avec quelqu'un il fallait qu'il fasse l'effort de se rappeler qui il était censé être. C'était indispensable, vitale presque. Sauf que son cerveau semblait se complaire aux abonnés absents, il avait beau faire autant d'efforts qu'il lui semblait possible de faire, il ne se souvenait de rien, rien du tout.
Il grogna en tentant de se retourner mais il sentit son bras refuser d'accompagner le mouvement.
Super, il était tellement plein qu'il s'était entortillé dans les draps et n'arrivait plus à s'en sortir. Il se faisait honte. Lui si beau, si classe en toutes circonstances, il donnait là une image de lui peu enviable, et il détestait être dans une position où on le l'enviait pas.
Reprenant peu à peu de sa constance il soupira bruyamment tout en entamant le mouvement qui allait lui permettre de se retrouver assis sur ce foutu lit qui n'était assurément pas le sien. Un matelas aussi dur il n'en donnerait même pas à son chien s'il en avait un.

Sauf que, s'il aurait du se retrouver assis normalement, là tout ce qu'il obtint c'est de manquer recracher ses poumons. Un contact froid et désagréable s'était fait connaitre au niveau de sa gorge. Un collier? Il ne portait jamais de collier. Il voulu toucher la chose qui avait tenté de l'étrangler de la main, celle là même qui avait refusé de le laisser se retourner quelques minutes avant, et une fois encore elle se bloqua après avoir parcourus quelques dizaines de centimètres à peine. Et cette fois il entendit très distinctement le bruit caractéristiques des chaines qui s’entrechoquent. C'était quoi cette blague? Ses yeux s'ouvrir instantanément alors qu'il cessait juste de tousser et il fut éblouit par une lueur blanche projetée par une lampe accrochée au plafond.

Il se serait explosé la rétine si cela avait été nécessaire, il voulait voir où il était et pour ça il devait garder les yeux ouverts, et c'est ce qu'il fit malgré l’agressivité du spot braqué dans sa direction.
Ce qu'il vit ne le rassura nullement. Des murs blancs, une pièce toute petite contenant juste la table métallique sur laquelle il se trouvait, oui bien sur, aucun matelas ne pouvait être aussi inconfortable c'était une table, un peu comme celle des films d'épouvante, des chaines... Oui des chaines attachées à ses chevilles. Ses chevilles nues d'ailleurs. Un frison le parcouru quand il porta les yeux sur son corps, il n'était pas nu c'était toujours ça, mais son jean avait été remonté jusqu’à ses genoux, il était déboutonné aussi bien que rien d'indécent ne dépassa. En tachant de regarder mieux il lui sembla voir des marques sur ses mollets, mais des marques de quoi? Il ne les avait pas la dernière fois qu'il avait été conscient, ça il en était sur.
Il continua l'étude de sa propre personne, les boutons de sa chemise avait été arraché et elle pendait de chaque coté de lui, dévoilant son torse. Il avait un peu de mal à regarder au vu de sa position allongée mais il lui semblait voir des marques autour de son nombril aussi. A quoi pouvaient-elles bien correspondre?
Il commençait à flipper sérieusement mais termina son inspection, levant le visage vers ses bras maintenus au dessus de sa tête et bien sur attachés également par d'élégants bracelets reliés à d’épaisses chaines. Il les fit tinter une nouvelle fois en essayant vainement de dégager ses poignets. Il sentait une veine battre durement sur sa tempe et en même temps il se sentait totalement impuissant et terrifié.
Bien sur il y avait aussi le collier épais passé autour de son cou, lui aussi terminé par une chaine qui allait se planter dans le mur derrière lui.
La fureur de qui avait-il pu attiser pour qu'on lui réserve un sort pareil?

Sentant les quelques forces que l’adrénaline avait fait naitre en lui le quitter petit à petit, il fit la seule chose qu'il était en état de faire à l’heure actuelle, il gueula de toutes ses misérables forces.
- Hoo! C'est quoi ce bordel? Vous m'entendez? Putain d'enculé tu m'entends? Sors moi d'ici connard!
A qui il s'adressait? Il n'en savait strictement rien. Pour ce qu'il en savait en fait il n'était pas impossible que personne n'ai entendu ses cris, mais il se devait d'essayer.

Posté par Gangko à 00:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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