Je suis Gangko

20 octobre 2013

T'as vu?

« T'as vu... »
« Quoi? »
« Non rien. J'ai cru un instant que... »
« Que? »
« Qu'on avait une vie »

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23 février 2013

Au temps pour moi

« Tandis que ma langue glisse sur ta peau nue, que mes doigts tracent des sillages sur ton corps lascif, je m'enfonce davantage en toi, dans ta chair ainsi que dans ton esprit. Tu m’as fermé les portes de ton cœur mais mon obstination me permettra d'y accéder quoi que tu fasses. Viendra un jour où tu n'auras plus la force de me résister, où tes barrages tomberont enfin et ou j'aurais accès à chaque parcelle de ton âme. Viendra un jour ou tout ton être m'appartiendra »
« T’as rien de plus mauvais encore ? »
« Je peux toujours essayer. »
« Ça risque d’être compliqué. »
« Je t’emmerde ! Tu peux faire mieux peut être ? »
« Quand tu veux. »
« Vas-y. Maintenant ! »
« Ah non, au temps pour moi, quand je veux en fait. »
« Et tu veux pas. »
« Exact. »

22 février 2013

Arrête

« Arrête. »
« Je sais. »
« Arrête ! »
« Ta gueule ! »
« ARRETE ! »
« Putain mais ferme là ! »
« T’essaie même pas. »
« Ben sur que si ! »
« On sait très bien que non ! »
« TA GUEULE MERDE ! »

21 février 2013

J'ai mal

« Je vais mal. »
« C’est ça. »
« J’ai peur. »
« Non. »
« Si… »
« Non ! Nous n’avons pas peur. Nous ne pouvons pas avoir peur. »
« J’ai froid. »
« Tu me saoul. »

« Depuis quand je suis comme ça ? »
« T’as été autrement ? »
« Je crois. »
« Je m’en rappelle pas »
« Tu te rappelles rien ! »
« Pas faux »

« J’ai mal »
« Putain ta gueule ! »

Je te dégoute ?

« Je te dégoute ? »
« Bien sûr. T’imagine quoi ? »
« Tu pourrais m’aimer ? »
« Je ne t’aime pas ! »
« Je voudrais m’aimer.»
« Rêve pas trop »
« Je… »
« T’es moche ! T’es rien ! T’existe à peine. »
« C’est vrai. »
« Bien sûr ! Tu crois que je pourrais te mentir ? »
« J’aimerais parfois »

« Oublie »
« Oui, c’est mieux »
« Sèche tes yeux »
« … »
« Souris »

« C’est bon. »
« Bien. Donne le change. Continue. Endors ta mémoire, tue tes espoirs. Éteints ta vie.» 


20 février 2013

Tu pleurs

« Tu pleurs ? »
« Moi ? Tu rigoles ! »
« Mais si tu pleurs ! »
« Va chier ! »

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13 février 2012

Si tu savais... (2eme partie)

- Toute la nuit. Toute cette putain de nuit il a gueulé comme un goret, et ce malgré tout ce que j'ai pu lui faire ingérer.
Vers 4 h du matin les drogues avaient enfin commencés à avoir un effet plus positif et il s'est endormit. Sauf que maintenant, juste 7 petites heures plus tard, le voilà qui recommençait son cirque.
- Et vas y que je gueule parce que je crève de trouille. Et vas y que je fais un max de bruit en espérant que quelqu'un m'entendra, parce qu'on ne sait jamais hein, si le connard qui m'a enlevé est un foutu débile il n'est pas impossible qu'il n'ai pas prit la peine de m'enfermer dans un endroit ou personne ne pourra m'entendre expulser tout l’oxygène contenu dans mes putains de petits poumons...

Dan était à bout. L'avoir entendu crier une bonne partie de la nuit lui avait franchement frappé sur le système. C'était la premier fois qu'il faisait ça, et il n'était pas vraiment sur qu'il y en aurait une seconde.
- Personne sauf le connard en question s’entend bien sur. Parce que oui je t'entends très bien crier moi!
Il s'assit sur une chaise et se prit la tête entre les mains. Il devait se calmer. Il devait être très calme quand il irait le retrouver. Il savait ce qu'il avait à faire et il le ferait. Oh au début ç’avait été assez jouissif, ses plaintes ressemblaient à celles d'un petit animal qu'on écraserait.C'était mignon et pas mal bandant. Il avait même un peu gémi, il avait prit son pied ce fils de pute! Et pourtant dés que les injections avaient commencés à faire effet il s'est montré nettement moins coopératif. Les injections d’héroïne le rendait parano, désagréable, et lui permettait de pousser des cris effroyables, et ce pendant très très longtemps. Très vite Dan les avaient remplacées par celles de cocaïne en espérant le faire planer un peu. Mais ç'avait été peine perdue, on ne combat pas un bad trip ainsi.
Enfin au moins il avait essayé.

Jinta avait continué de crier, et lui avait continué de le piquer, augmentant régulièrement la dose de poison qui se propageait dans ses veines mais qui ne semblait pas en mesure de lui faire oublier la première injection, celle qu'il n'aurait jamais du lui faire.
Finalement Daniel se leva et se dirigea vers la pièce d'où provenait les cris. Il soupira devant la porte mais quand il redressa la tête toutes expressions et touts sentiments avaient disparus de son visage. Il ajusta ses lunettes et tourna la clef dans la serrure.

- Alors comme ça on est réveillé mon mignon?
Il posa ses yeux bleus dans ceux, injectés de sang, de son invité spécial. Un sourire chaleureux était accroché à ses lèvres mais ses yeux étaient plus froids que la glace. Même s'il n'était pas sur que Jinta s'en rendrait compte vu l'état dans lequel il devait se trouver.
- T'es qui? Détaches moi!
- Ça ne va pas être possible.
Jinta le foudroyait du regard. Si on mettait de coté son air complétement déboussolé et ses yeux rouges, il n'avait pas du tout l'air d'avoir baigné dans les substances illicites toute la journée et la nuit précédente. Néanmoins Dan ne lui laissa pas voir qu'il était particulièrement surprit,il se pencha juste sur son ventre, les mains derrière le dos, et observa les traces qu'avait laissé la seringue sans rien dire.
- Détaches moi enculé! DÉTACHES MOI BORDEL! Jinta recommençait à crier et Daniel ferma les yeux quelques secondes on secouant doucement la tête de droite à gauche comme pour désapprouver son comportement. Quand il les rouvrit ce fut pour offrir un sourire en biais à l'homme allongé face à lui.
- Impossible. Il retourna la tête vers le ventre nu et passa la langue sur les blessures comme pour les panser. Je n'en ai pas fini avec toi.
Jinta bouillonnait et criait après lui. Il était furieux. Mais que pouvait-il faire attaché comme il l'était?

Dan enleva ses mains de derrière son dos et les exposa pour la première fois depuis qu'il était entré dans la chambre. Le japonais réprima un gémissement, se souvenant peut être d'une partie de la nuit, et Daniel lui sourit à nouveau alors qu'il plantait son aiguille sous le nombril de son hôte et lui injectait une nouvelle dose de cocaïne.

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29 janvier 2012

Si tu savais... (1ere partie)

Jinta émergeait très difficilement d'un sommeil de plomb, sentant à son effroyable mal de crâne qu'il n'avait probablement pas bu que du jus de citron la veille. Pourtant c'était très rare qu'il boive au point d'en perdre connaissance, il ne pouvait pas se le permettre et puis en plus il avait une assez bonne résistance à l’alcool. Mais alors comment se faisait-il qu'il n'ai aucun souvenir de sa dernière soirée? Il ignorait ou il l'avait passée, avec qui et, pire encore, en quel nom il s'y était présenté.
Il n'avait pas encore ouvert les yeux, en fait il avait tellement mal partout qu'il évitait presque de respirer, comment avait-il pu se bourrer la gueule à ce point? En tout cas s'il avait fini la nuit avec quelqu'un il fallait qu'il fasse l'effort de se rappeler qui il était censé être. C'était indispensable, vitale presque. Sauf que son cerveau semblait se complaire aux abonnés absents, il avait beau faire autant d'efforts qu'il lui semblait possible de faire, il ne se souvenait de rien, rien du tout.
Il grogna en tentant de se retourner mais il sentit son bras refuser d'accompagner le mouvement.
Super, il était tellement plein qu'il s'était entortillé dans les draps et n'arrivait plus à s'en sortir. Il se faisait honte. Lui si beau, si classe en toutes circonstances, il donnait là une image de lui peu enviable, et il détestait être dans une position où on le l'enviait pas.
Reprenant peu à peu de sa constance il soupira bruyamment tout en entamant le mouvement qui allait lui permettre de se retrouver assis sur ce foutu lit qui n'était assurément pas le sien. Un matelas aussi dur il n'en donnerait même pas à son chien s'il en avait un.

Sauf que, s'il aurait du se retrouver assis normalement, là tout ce qu'il obtint c'est de manquer recracher ses poumons. Un contact froid et désagréable s'était fait connaitre au niveau de sa gorge. Un collier? Il ne portait jamais de collier. Il voulu toucher la chose qui avait tenté de l'étrangler de la main, celle là même qui avait refusé de le laisser se retourner quelques minutes avant, et une fois encore elle se bloqua après avoir parcourus quelques dizaines de centimètres à peine. Et cette fois il entendit très distinctement le bruit caractéristiques des chaines qui s’entrechoquent. C'était quoi cette blague? Ses yeux s'ouvrir instantanément alors qu'il cessait juste de tousser et il fut éblouit par une lueur blanche projetée par une lampe accrochée au plafond.

Il se serait explosé la rétine si cela avait été nécessaire, il voulait voir où il était et pour ça il devait garder les yeux ouverts, et c'est ce qu'il fit malgré l’agressivité du spot braqué dans sa direction.
Ce qu'il vit ne le rassura nullement. Des murs blancs, une pièce toute petite contenant juste la table métallique sur laquelle il se trouvait, oui bien sur, aucun matelas ne pouvait être aussi inconfortable c'était une table, un peu comme celle des films d'épouvante, des chaines... Oui des chaines attachées à ses chevilles. Ses chevilles nues d'ailleurs. Un frison le parcouru quand il porta les yeux sur son corps, il n'était pas nu c'était toujours ça, mais son jean avait été remonté jusqu’à ses genoux, il était déboutonné aussi bien que rien d'indécent ne dépassa. En tachant de regarder mieux il lui sembla voir des marques sur ses mollets, mais des marques de quoi? Il ne les avait pas la dernière fois qu'il avait été conscient, ça il en était sur.
Il continua l'étude de sa propre personne, les boutons de sa chemise avait été arraché et elle pendait de chaque coté de lui, dévoilant son torse. Il avait un peu de mal à regarder au vu de sa position allongée mais il lui semblait voir des marques autour de son nombril aussi. A quoi pouvaient-elles bien correspondre?
Il commençait à flipper sérieusement mais termina son inspection, levant le visage vers ses bras maintenus au dessus de sa tête et bien sur attachés également par d'élégants bracelets reliés à d’épaisses chaines. Il les fit tinter une nouvelle fois en essayant vainement de dégager ses poignets. Il sentait une veine battre durement sur sa tempe et en même temps il se sentait totalement impuissant et terrifié.
Bien sur il y avait aussi le collier épais passé autour de son cou, lui aussi terminé par une chaine qui allait se planter dans le mur derrière lui.
La fureur de qui avait-il pu attiser pour qu'on lui réserve un sort pareil?

Sentant les quelques forces que l’adrénaline avait fait naitre en lui le quitter petit à petit, il fit la seule chose qu'il était en état de faire à l’heure actuelle, il gueula de toutes ses misérables forces.
- Hoo! C'est quoi ce bordel? Vous m'entendez? Putain d'enculé tu m'entends? Sors moi d'ici connard!
A qui il s'adressait? Il n'en savait strictement rien. Pour ce qu'il en savait en fait il n'était pas impossible que personne n'ai entendu ses cris, mais il se devait d'essayer.

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27 janvier 2012

Si facile d'oublier?

C'est si facile d'oublier.
Mais que fait-on une fois que les fantômes nous ont rattrapé?

Comment fait-on pour oublier le fait d'avoir oublié? Quand on ne peut plus se rappeler, quand on devient incapable de peindre ses peurs parce qu'on les a oubliées, quand on ne peut plus les représenter par autre choses que le vide? Quand elles reviennent tout de même nous hanter la nuit, quand on se réveille en sueur d'avoir trop crié... A ce moment comment oublie t-on?

Comment ai-je pu oublier? Quand est ce arrivé? Et pourquoi l'ai-je laissé faire? Qui m'a volé mes souvenirs? Qui les laisse revenir par brides trop flou, trop fou? Depuis quand ai-je perdu ma consistance?

Est ce une si mauvaise chose de s'abrutir de drogues plus ou moins légales si ça permet d'oublier? Si c'est pour ne plus se torturer à tenter en vain de se rappeler?
Est-ce mal de ne plus vouloir souffrir? De ne plus vouloir pleurer?
Est-ce pire d'avoir l'impression d'oublier? Ne serait ce pas plus agréable de ne se rendre compte de rien? Et si tout n'était qu'une mascarade? Si tout était déguisé? Si le monde s’effondrait?

Et si j’étais celui qui pourrait changer les choses? Qui pourrait empêcher le monde de courir à sa perte? Si j'étais celui là mais que je ne m'en rappelais pas? Et si j'étais important? Et si c’était pour cela que j'avais oublié? Je serais donc en attente d'un signe qui me révélerait celui que je suis réellement? Mais si j'étais juste un malade de plus? SI je n'avais aucune destinée particulière si ce n'est celle d'un pauvre fou qui oublie jusqu'à celui qu'il est censé être? Si je ne suis personne pourquoi m'avoir enlevé mes souvenirs? Pourquoi torturer mes sentiments? Pourquoi se jouer de moi et de ma folie? Et si j'étais juste fou? Pourquoi ne pourrais-je pas être un fou tranquille qui sourit à la vie? Pourquoi dois-je être un fou perturbé qui se ronge les sangs, qui s'enfonce sans cesse plus dans ses ténèbres?

Pourquoi ne puis-je pas juste oublier?
Pourquoi n'ai je aucunement envie d'oublier quoique ce soit?

Ce n'est pas fini. Je trouverais un moyen de me soulager, du-je y passer ma vie. Du-je y passer la votre.
Ce n'est pas fini, même si je l'aimerais.

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25 janvier 2012

L'équation manquante

J'ai l'impression de passer à coté de quelque chose d'important, quelque chose de capital. Une chose que je n'aurais jamais du oublier mais qui semble m’échapper. Elle me fait défaut, il m'arrive de la toucher du bout des doigts mais elle se dissous avant de me livrer ses secrets, avant de me rendre ce qui pourtant n'appartient qu'a moi. Ces choses que je suis sur d'avoir oublié, ces choses qui n'ont peut être jamais existé ailleurs que dans ma tête, ces choses dont je ne peux parler parce que je ne m'en souviens pas. Ces choses qui me manquent tant alors que j'ignore tout d'elles. Comment peuvent-elles me manquer alors qu'elles n'ont peut être même jamais existé?

Toi qui est entré dans mon esprit ne pourrais tu pas t'enfoncer plus profondément? Ne pourrais tu pas me rapporter un bribe de souvenirs qui m'aiderait à me rappeler? Ne pourrais tu pas m'aider?  Toi qui es pareil à un parasite, toi qui ne remue que les choses sales qui alimenteront ta plume abjecte, toi qui n'a que faire de l’espèce humaine... Tu ne me viendras pas en aide je le sais, tu as déjà disparu, tu n'as peut être même jamais été en moi. Tu n'en as que faire, tu n'as pris que ce qui t’intéressait, ce qui répugnerait quiconque d'autre.

Est ce de la paranoïa? De la schizophrénie? Est ce de la folie? Suis je fou? Fou de penser que des choses sont arrivées, des choses dont personne ne se souvient, pas même moi. Des choses que nous avons oubliées...
Ou sont ces choses? Je les veux, elles m’obsèdent. Je veux me souvenir, je veux comprendre, je veux être entier. En finir avec ces absences à retardements.
Je veux me rappeler...
Des absences, est-ce des absences? Je ne me rappelle pas, j'ai oublié, ou j'ai inventé l'oubli. Je ne suis plus moi et pourtant je n'ai jamais été quelqu'un d'autre. De ce que je me souviens... Mais je ne me souviens de rien, rien d'important. Alors je ne suis rien? Nous ne sommes plus rien si nous oublions et j'ai oublié. Parfois j'oublie jusqu'à l'oubli... L'oubli qui parfois me rattrape et me fait oublier un instant que j'existe. Ou que j'ai existé.

Ai-je d'ors et déjà perdu? Perde c'est mourir. Je ne suis pas mort... Je ne le crois pas.
Mais se rappeler est-ce vivre? Ma vie me semble coupée, je ne me rappelle que des choses sans importances, les choses importantes semblent voilées, semblent effacées à moitié. Combien de temps avant qu'elle ne le soient complétement? Avant que je ne rejoigne les ombres dont on ne parvient plus à se rappeler? Combien avant moi on été absorbés? Combien s'en sont rendus compte? Certains ont-ils survécus? Ont-ils retrouvés la mémoire? L'ont-ils supporté?
Dans combien de temps rejoindrais-je ces choses? Une fois avec elles me rendrais-je compte de leur présence, cette présence dans ma mort comblera t-elle leur absence dans ma vie?

Qui me les a volées? Combien de temps encore?
Ce n'est pas de la folie, ou alors la folie n'est rien.
Mais je ne suis rien alors je suis peut être fou.

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